Une séance vécue par l'animateur :
La relation forme / Energie
Mise en place :
J'invite les participants à se mettre en cercle. En le disant, je me place comme eux. Je reste silencieux en les regardant, j’attend qu’ils se rendent disponibles pour recevoir la consigne du nouvel exercice. Lorsqu’ils me regardent tous en silence, je commence.
Lancement de la consigne
Je frappe dans mes mains en regardant la personne à ma droite et en tournant mon corps dans sa direction. Je la regarde dans les yeux. Elle fait la même chose en se tournant vers sa voisine de droite qui, à son tour, prolonge le mouvement que j'ai commencé. C’est une sorte de relais corps, regard, frappe, son, geste.
Dès que le mouvement est parti, qu’il tourne dans le cercle, je me retire pour prendre de la distance et pour voir tout le monde.
Mon action : Observe r et intervenir
Au bout de deux ou trois tours de cercle, je vois que le mouvement n’est plus respecté dans sa régularité, que le tapement des mains se passe, pour certains, sans le mouvement et sans le contact du regard. je me remets alors dans le cercle et je reprécise la consigne en montrant bien le mouvement et le contact avec le regard. J'ajoute qu’ils doivent mettre, dans le tapement de main, la même énergie mise par celui qui le leur a donné. Ils doivent reproduire cette quantité d’énergie au travers de l’imitation de la forme qui leur arrive, e t surtout sans l’interpréter.
Accompagner, rectifier pour mieux être dans l'action ...
J'observe que Françoise, une jeune participante n’est pas concentrée, elle met ses mains dans ses poches en attendant son tour. Cela produit un décalage dans le rythme de la pulsation. Je l’invite à se concentrer sur le son et le rythme de ce mouvement, à placer ses pieds selon le même écartement que celui de ses ischions et à fléchir légèrement les genoux. En se tenant ainsi, physiquement prête à recevoir le battement, elle fera une économie d’énergie, car elle n’aura plus besoin de faire l’effort de sortir de sa position d’inertie chaque fois que le battement arrive vers elle.
Encourager et relancer la concentration
Marie Christine, la plus âgée du groupe, a des difficultés de concentration, d’engagement physique. L’une des richesses du travail du clown c’est la mise en jeu des difficultés. J’essaie d’accompagner Marie Christine en lui précisant sur quoi elle doit focaliser son attention afin d' utiliser au mieux son énergie.