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    Vous faites rire votre entourage sans trop savoir pourquoi,
    vous avez envie d'attirer l'attention…une attention attentionnée,
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    livrer quelque chose de vous-même.


    Pourquoi pas !


    Utilisez le regard malicieux et bienveillant du clown, sur le monde

    et sur soi-même.

    Jouissez de la liberté offerte à qui se donne le droit de se tromper pour...

     

    ... le plaisir de jouer et de Créer !

     

    Cette place privilégiée nous permet de dédramatiser et

    l'énergie du rire, transforme comme par magie le bide en succès !

    Parce que le clown est sujet à rire.


    Ce regard impertinent et tendre nous laisse voir

    comment nous nous mettons - malgré nous - dans des situations inconfortables.

    Comment nous mobilisons parfois une énergie démesurée

    - la démesure du clown -

    à tenir, maintenir, une position désespérée...


    ... dont le rire vivifiant nous délivre !

     

    L’acceptation de notre propre ridicule, nous ouvre

    un champ de jeu infini.

    Un espace où la singularité la plus intime

    rejoint notre humanité la plus universelle.



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Écrit par Michel Dahan   
Mercredi, 07 Octobre 2009 23:08
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La relation forme / Energie
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Une séance vécue par l'animateur :

La relation forme / Energie

 

Mise en place :

J'invite les participants à se mettre en cercle. En le disant, je me place comme eux. Je reste silencieux en les regardant, j’attend qu’ils se rendent disponibles pour recevoir la consigne du nouvel exercice. Lorsqu’ils me regardent tous en silence, je commence.

 

Lancement de la consigne

Je frappe dans mes mains en regardant la personne à ma droite et en tournant mon corps dans sa direction. Je la regarde dans les yeux. Elle fait la même chose en se tournant vers sa voisine de droite qui, à son tour, prolonge le mouvement que j'ai commencé. C’est une sorte de relais corps, regard, frappe, son, geste.

 

Dès que le mouvement est parti, qu’il tourne dans le cercle, je me retire pour prendre de la distance et pour voir tout le monde.

 

Mon action : Observe r et intervenir

Au bout de deux ou trois tours de cercle, je vois que le mouvement n’est plus respecté dans sa régularité, que le tapement des mains se passe, pour certains, sans le mouvement et sans le contact du regard. je me remets alors dans le cercle et je reprécise la consigne en montrant bien le mouvement et le contact avec le regard. J'ajoute qu’ils doivent mettre, dans le tapement de main, la même énergie mise par celui qui le leur a donné. Ils doivent reproduire cette quantité d’énergie au travers de l’imitation de la forme qui leur arrive, e t surtout sans l’interpréter.


Accompagner, rectifier pour mieux être dans l'action ...

J'observe que Françoise, une jeune participante n’est pas concentrée, elle met ses mains dans ses poches en attendant son tour. Cela produit un décalage dans le rythme de la pulsation. Je l’invite à se concentrer sur le son et le rythme de ce mouvement, à placer ses pieds selon le même écartement que celui de ses ischions et à fléchir légèrement les genoux. En se tenant ainsi, physiquement prête à recevoir le battement, elle fera une économie d’énergie, car elle n’aura plus besoin de faire l’effort de sortir de sa position d’inertie chaque fois que le battement arrive vers elle.


Encourager et relancer la concentration

Marie Christine, la plus âgée du groupe, a des difficultés de concentration, d’engagement physique. L’une des richesses du travail du clown c’est la mise en jeu des difficultés. J’essaie d’accompagner Marie Christine en lui précisant sur quoi elle doit focaliser son attention afin d' utiliser au mieux son énergie.




 

Favoriser une a t ten tion de quali au sein du groupe

 

Autant que faire se peut, j’essaie de donner les consignes sans parler, avec des gestes, cela donne une qualité d’attention au groupe. Je la donne davantage par la parole lorsque je dois apporter une précision.


Repréciser la consigne, être exigeant :

Dans le cas présent, la quantité d’énergie est l’un des moteurs de l’exercice.

Le respect de cette quantité d’énergie est la condition sine qua non pour permettre à la créativité d’émerger. C’est lorsque participants sont concentrés sur la précision de cette quantité d’énergie à mettre dans la frappe des mains, qu' autre chose va pouvoir émerger, lorsqu’ils sont dans cette concentration-là.

 

Je leur reprécise donc comment imiter l’énergie et la forme :

Le fait d’imiter le geste avec le plus grand respect, en reproduisant, le plus précisément possible, la quantité d’énergie qu'il contient, va permettre à la forme que prend ce geste, ce mouvement, de s'altérer.

Ce qui est très important, c'est que cette altération ne doit pas provenir de décisions individuelles ou d' idées, mais du fait que le mouvement passe au travers de nos corps, au travers de nos propres altérités.

Ce n’est qu'à cette condition que le mouvement va pouvoir nous surprendre et nous porter sur des terrains inconnus…

 

Etre à l'écoute des réactions qui peuvent faire évoluer l'exercice :

Karen éclate de rire parce qu’elle ne s’attendait pas à la manière dont Julien négocie son tapement de main. Louise ne s’attendait pas au rire de Karen, elle reproduit le battement de main. Je l’invite à imiter le rire de Karen, puisque l’exercice consiste à imiter la forme qui surgit et pas simplement le battement de main.

La quantité d’énergie va aussi se modifier d’elle même “naturellement”. Il y a des accidents, des aspérités dans la frappe et c’est la source du jeu, il y a des fou- rires, du souffle, et ce sont ces choses qui surgissent qu’il s’agit d’imiter.


Rester vigilant face à l'inertie du mécanisme de répétition

Je note ces choses en les nommant et je stoppe l'exercice au bout d’un moment car les participants se sont fait piéger par le mécanisme répétitif d’un mouvement. Je me remets dans le cercle et j’arrête le processus pour expliquer ce qui s’est passé. Je leur explique : ça ne se fait pas automatiquement. Il faut resserrer les vis, quand on est pris dans la mécanique, il y a un phénomène d’inertie qui se produit. Si l’on n’a pas assez de précision dans la reproduction du rapport forme/énergie, on reproduit alors le geste mécaniquement et tout le monde finit par s’ennuyer.


Comprendre les attitudes des participants pour les orienter avec tact

J’observe que Jean Paul interprète la consigne à plusieurs reprises. Il s’approprie le mouvement de l’autre en en changeant le sens et l’intention. Je me demande comment et si je dois intervenir car je perçois qu’il agit ainsi pour se rassurer sur sa créativité. Je lui demande d’essayer d’entrer davantage dans la nature de la proposition de l’autre.





 

Laisser la place à l'imprévu

Petit à petit donc, dans la précision de l’imitation de la forme, et toujours dans l’attention portée sur la quantité et la qualité de l’énergie, dans le respect de la forme de l’autre, des formes nouvelles vont surgir, parfois incongrues. Je reste toujours concentré sur ce mouvement, comme si je faisais l’exercice moi-même. J’interviens pour recentrer sur la consigne lorsqu' il n’y a pas la concentration nécessaire à la précision.

La précision qui va permettre de mettre de côté les pensées et les jugements qui inhibent le jeu, la créativité, et cet élément essentiel du clown qui est l’incongruité.

Il faut toujours laisser la place à l'imprévu.

 

Fin de l'exercice

L’exercice doit s’arrêter lorsque cette concentration requise commence à devenir laborieuse. Les corps s’affaissent légèrement, les regards vont ailleurs, il n’y a plus suffisamment de précision pour que la forme évolue à travers l’écoute du groupe. J’invite les participants à faire une pause à ce moment car je les sens trop fatigués.


Sens de l'exercice, prolongements :

Après quelques séances à pratiquer cet exercice, les participants, connaissant le principe, vont développer leur capacité de concentration, et affiner leur perception du jeu, de l’énergie et du mouvement.

Mes interventions, plus rares, se limiteront à densifier l’exercice en étirant les propositions dans le temps et dans l’intensité, et à proposer d’autres exercices sur cette base d’imitation orientée, comme dans les improvisations, avec des grommelons.


Mise à jour le Vendredi, 26 Août 2011 10:04
 
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