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  • Mettre un nez rouge pour faire rire


    Mettre un nez rouge ?


    Quelle idée !


    Vous faites rire votre entourage sans trop savoir pourquoi,
    vous avez envie d'attirer l'attention…une attention attentionnée,
    vous sentez intuitivement que le clown peut vous aider à

    livrer quelque chose de vous-même.


    Pourquoi pas !


    Utilisez le regard malicieux et bienveillant du clown, sur le monde

    et sur soi-même.

    Jouissez de la liberté offerte à qui se donne le droit de se tromper pour...

     

    ... le plaisir de jouer et de Créer !

     

    Cette place privilégiée nous permet de dédramatiser et

    l'énergie du rire, transforme comme par magie le bide en succès !

    Parce que le clown est sujet à rire.


    Ce regard impertinent et tendre nous laisse voir

    comment nous nous mettons - malgré nous - dans des situations inconfortables.

    Comment nous mobilisons parfois une énergie démesurée

    - la démesure du clown -

    à tenir, maintenir, une position désespérée...


    ... dont le rire vivifiant nous délivre !

     

    L’acceptation de notre propre ridicule, nous ouvre

    un champ de jeu infini.

    Un espace où la singularité la plus intime

    rejoint notre humanité la plus universelle.



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Écrit par Michel Dahan   
Mercredi, 07 Octobre 2009 23:14
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La relation au présent
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Pour simplifier l’intégration des règles du jeu, je commence par le chiffre deux. Je dis: "deux personnes".


Giacommo et Françoise se lèvent. Giacommo “fonce” vers son point, comme s’il voulait faire vite pour être moins “exposé”. Je l’appelle. Rires. Il s’arrête. son corps vacille un peu car il a stoppé net. Il termine son pas de manière mécanique, un peu comme un militaire qui se met au garde à vous. Rires. Il regarde les rires de manière ostentatoire, avec le même zèle avec lequel il a terminé son pas. Je me lève et j’interviens pour expliquer en plaisantant que ce n’est pas un atelier pour former des robots. Je donne l’image du chien qui termine naturellement ses pas et qui regarde avec toute sa tête lorsqu’il entend un son qui l’appelle. Il ne s’agit surtout pas de mécaniser ces mouvements, il faut au contraire travailler à les rendre fluides et naturels.


Je demande à Giacommo s’il comptait faire l’exercice tout seul. Il me fait signe que non de la tête. Je lui demande comment il comptait se placer en fonction de son partenaire s’il ne prête pas attention avec qui il va jouer.  Je lui précise qu’on ne l’a pas vu regarder sa partenaire. Du point de vue du public, cela raconte que, soit il ignore sa partenaire, soit il ne l’a pas vue. L’acteur a vu sa partenaire, mais pas le personnage. Giacommo acquiesce. Françoise passe devant lui, et prend place sur le post-it placé au centre. Rires. Je dis que ce rire est très important car il est une information sur la manière dont les personnages se comportent. Françoise regarde les autres post-it. Elle réalise qu’elle n’aurait pas du se placer au centre car il n’y a plus de symétrie possible (lorsque le nombre d'acteur est pair). Elle choisit un autre point. Je dis qu’on rit en général quand le personnage se trompe, qu’il est figé sur une idée.


Lorsque qu’ils sont revenus à leur place, nous parlons de ce qui s’est passé. je précise le sens des règles, je reformule l’histoire qu’ont raconté ces personnages à leurs dépends. Je fais des pont entre personne et personnage.

Il y a une phase d’apprentissage des règles de ce jeu, qui n’est autre qu’un apprentissage de règles de « vie commune » sur un plateau de théâtre.


Jean Michel et Marie Christine ont choisi le même point jaune. Je recentre sur le sens de l’exercice, et ce sera principalement le sens de mes interventions : il ne s’agit pas d’arriver absolument, et indépendamment des autres à se placer sur ce point, mais de vivre un processus. j’explique que si l’un des deux est en place le premier, c’est à celui qui s’en rend compte de s’adapter, c’est aussi l’un des sens de cet arrêt sur l’incident et du pas terminé. Cela permet de se situer et de comprendre ce qui se passe sur le plateau, au-delà de la propre performance de chacun, et d’agir en conséquence : trouver sa place en relation avec les autres (symétrie et équidistance), dans la conscience de ce qui est représenté pour le public, puisque c’est ce point de vue qui est au centre l’action qui a lieu sur la scène.

 



Mise à jour le Vendredi, 26 Août 2011 10:03
 
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